Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 15:50

Mais que faire d'autre ?

Revenant du centre ville

Où j'étais allée déposer des papelards

Je me suis fait accompagner par un gentil toutou

 

Beau, sympa tout plein

Sans collier ni tatouage

 

J'ai tout fait pour qu'il arrête

De vouloir m'adopter

 

À chaque arrêt

Il s'asseyait à mes côtés

Puis repartait en zigzaguant

 

J'avais les chocottes

Qu'il se fasse shooter

Et par la même occasion

M'entraîne

Dans une collision

 

Deux kilomètres plus loin

Toujours là

 

J'ai fait une longue pose

Discutant avec deux ou trois passants

Le chien allongé sur le trottoir

Près de moi

 

Finalement

J'ai appelé le commissariat

Pas question de prendre en charge un chien

Il a fallu m'y résoudre

 

La camionnette s'est garée

Juste devant... Nous

Moi gelée dans mon fauteuil

Monsieur chien assis

la truffe sur mes genoux

 

Les deux policiers ont ouverts les portes arrières

Disant :

"Direction la SPA et l'euthanasie"

Gloups

 

Lorsqu'ils se sont approchés

Monsieur quatre pattes

À pris la fuite

Comme un météore

 

Ouf !

Sauvé par le gong

 

Pas par moi

En tous les cas

 

J'espère qu'il aura retrouvé

Une bonne piste

Un chez lui

 

Je suis repartie

Tête basse

Et presque si possible

La queue entre les roulettes

 

Depuis j'ai honte.

Par Chouette et chouette - Publié dans : Déprime - Communauté : trop dure la vie....
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Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 16:19

Qui nous fait honte d'avoir d'aussi médiocres, dérisoires, petits, dirigeants.

----- Une très belle lettre du fils de cette femme auquel notre ministre de l'intérieur vient de refuser la nationalité française.

Lettre à Guéant : Le crachat et le rêve français, par Amine El Khatmi

Lettre à monsieur le ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer, des Collectivités territoriales et de l'Immigration

Monsieur le ministre,

La sous-direction de l'accès à la nationalité française du ministère que vous dirigez vient de signifier à madame S. Boujrada, ma mère, le classement de son dossier et un refus d'attribution de nationalité.

«Vous ne répondez pas aux critères», est-il écrit dans un courrier sans âme que l'on croirait tout droit sorti de l'étude d'un huissier ou d'un notaire.

Ma mère est arrivée en France en 1984.

Il y a donc vingt-huit ans, monsieur le ministre, vingt-huit ans ! Arrivée de Casablanca, elle maîtrisait parfaitement le français depuis son plus jeune âge, son père ayant fait le choix de scolariser ses enfants dans des établissements français de la capitale économique marocaine.

Elle connaissait la France et son histoire, avait lu Sartre et Molière, fredonnait Piaf et Jacques Brel, situait Verdun, Valmy et les plages de Normandie, et faisait, elle, la différence entre Zadig et Voltaire ! Son attachement à notre pays n'a cessé de croître.

Elle criait aux buts de Zidane le 12 juillet 1998, pleurait la mort de l'abbé Pierre.

Tout en elle vibrait la France.

Tout en elle sentait la France, sans que jamais la flamme de son pays d'origine ne s'éteigne vraiment.

Vous ne trouverez trace d'elle dans aucun commissariat, pas plus que dans un tribunal.

La seule administration qui pourra vous parler d'elle est le Trésor public qui vous confirmera qu'elle s'acquitte de ses impôts chaque année.

Je sais, nous savons, qu'il n'en est pas de même pour les nombreux fraudeurs et autres exilés fiscaux qui, effrayés à l'idée de participer à la solidarité nationale, ont contribué à installer en 2007 le pouvoir que vous incarnez.

La France de ma mère est une France tolérante, quand la vôtre se construit jour après jour sur le rejet de l'autre.

Sa France à elle est celle de ces banlieues, dont je suis issu et que votre héros sans allure ni carrure, promettait de passer au Karcher, puis de redresser grâce à un plan Marshall qui n'aura vu le jour que dans vos intentions.

Sa France à elle est celle de l'article 4 de la Constitution du 24 juin 1793 qui précise que «tout homme - j'y ajoute toute femme - né(e) et domicilié(e) en France, âgé(e) de 21 ans accomplis, tout(e) étranger(e) âgé(e) de 21 ans accomplis, qui, domicilié(e) en France depuis une année, y vit de son travail, ou acquiert une propriété, ou épouse un(e) Français(e), ou adopte un enfant, ou nourrit un vieillard, tout(e) étranger(e) enfin, qui sera jugé(e) par le corps législatif avoir bien mérité de l'humanité, est admis(e) à l'exercice des droits de citoyen français».

La vôtre est celle de ces étudiants étrangers et de ces femmes et hommes que l'on balance dans des avions à destination de pays parfois en guerre.

Vous comprendrez, monsieur le ministre, que nous ayons du mal à accepter cette décision.

Sa brutalité est insupportable.

Sa légitimité évidemment contestable.

Son fondement, de fait, introuvable.

Elle n'est pas seulement un crachat envoyé à la figure de ma mère.

Elle est une insulte pour des millions d'individus qui, guidés par un sentiment que vous ne pouvez comprendre, ont traversé mers et océans, parfois au péril de leur vie, pour rejoindre notre pays.

Ce sentiment se nomme le rêve français.

Vous l'avez transformé en cauchemar.

Malgré tout, monsieur le ministre, nous ne formulerons aucun recours contre la décision de votre administration.

Nous vous laissons la responsabilité de l'assumer.

Nous vous laissons à vos critères, à votre haine et au déshonneur dans lequel vous plongez toute une nation depuis cinq ans.

Nous vous laissons face à votre conscience.

Quand le souffle de la gifle électorale qui se prépare aura balayé vos certitudes, votre arrogance et le système que vous dirigez, ma mère déposera un nouveau dossier.

Je ne vous salue pas, monsieur le ministre

Amine EL KHATMI, 23 ans, étudiant en droit (master 2), Français

Par Chouette et chouette - Publié dans : les écorchés vifs - Communauté : Coup de gueule !
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Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 16:29

Ou mal programmée

Ou peu imaginative

Enfin elle ne tourne pas

Comme je voudrais

 

Je ne travaille plus depuis le 14 juin 1994

Non, le 15

C'est le 14 que toubib m'a mise en arrêt

Pas aux arrêts

Bien qu'il y ait une grosse similitude

 

Ce 14 je revenais d'une journée

Pas tout à fait

Comme les autres

J'avais fait mon travail

En serrant les dents

Tellement je souffrais

Tellement j'étais claquée

Ne voulant pas montrer aux stagiaires

Que je partais

En quenouille

 

Je filais chez toubib

Avant de regagner mes pénates

Ne me doutant pas

Qu'elles allaient devenir

Si présentes

Si pesantes

 

Toubib décida donc

De m'arrêter

Avec une ordonnance longue

Comme un jour sans pain

Longue

Comme un jour

Sans travailler

Remplie non de médocs

Et je ne parle pas de vin

Si seulement !

Non, pleine d'un bilan général

À effectuer en labo

 

De labo en bobos

Je finis à l'hosto

Pour me retrouver KO

 

J'ai déjà raconter cette période

Dans "au jour le jour et les nuits aussi"

Enfin je crois

 

Au début j'étais plutôt contente

Me reposer

Ne plus forcer

Ne plus me malmener

Je pensais me requinquer

Pour reprendre un boulot

Que j'adorais

 

Mais que nenni

Les analyses étaient

Toutes de traviole

La fatigue continuait

Son travail de sape

Les douleurs itinérantes continuaient

À itinérer

Rien ne s'améliorait

 

Puis je me cassai un coude

Puis les opérations commencèrent

À la queue leu leu

Mon corps se délitant

Et ce n'était que le début

 

De Carybde en Scylla

Je m'écartais de la vie

Ou c'est elle qui me fuyait

Je ne sais

 

Bref, les années ont passé

Bientôt vingt

 

Malgré ce long laps de temps

Les dimanches sont toujours pires

Que les autres jours

 

Plus longs

Plus gris

Plus tristes

Plus destructurant

 

Ma tête n'a toujours pas compris

Que les dimanches sont devenus

Des jours ordinaires

Sans lundis particuliers

Sans cartable à préparer

 

Rien qu'un jour qui m'amènera

À un autre dimanche

Sans joie

Sans rien

 

Par Chouette et chouette - Publié dans : Déprime - Communauté : trop dure la vie....
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Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 01:43

Oui, je sais, encore un truc dont on doit se méfier

C'est un ami qui m'a transféré cet article fort intéressant.

Merci à toi l'ami.

Les précautions à prendre ne sont pas difficiles

Alors tant qu'à faire...

 

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Par Chouette et chouette - Publié dans : infos - Communauté : Quête d'un monde meilleur
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